Test Marshall Uxbridge Voice (Alexa) : une enceinte sans fil qui a du style

Après les Stanmore et Acton Voice, Marshall conforte un peu plus sa présence dans les enceintes connectées “intelligentes” avec l’Uxbridge Voice, un modèle compact avec de solides arguments sonores… sur le papier.

Présentation

L’Uxbridge Voice est la porte d’entrée dans l’univers des enceintes sans fil « intelligentes » de Marshall. Lancée à 199,99 € au mois d’avril 2020, ce modèle est le plus compact de la gamme et met en avant un excellent rapport taille/performances sonores. Comme pour la Stanmore II Voice et l’Acton II Voice, l’Uxbridge Voice est déclinée en deux versions distinctes intégrant Google Assistant ou Amazon Alexa.

Outre sa compacité et sa compatibilité avec les assistants vocaux, l’enceinte Uxbridge Voice a une fiche technique pour le moins classique, avec seulement deux connexions possibles : Wi-Fi (prise en charge de l’AirPlay 2 et compatibilité Spotify Connect, fonctions connectées liées à Alexa ou Google Assistant) et Bluetooth 4.2. Elle héberge un woofer et un tweeter combinés à une amplification classe D de 30 W.

Test Marshall Uxbridge Voice (Alexa) : une enceinte sans fil qui a du style

Ergonomie

L’Uxbridge Voice est fidèle aux codes esthétiques de Marshall. Elle se démarque visuellement par ses finitions soignées. La robe noire (ou blanche, selon la version), la grille frontale en tissu façon “baffle”, le logo Marshall ainsi que quelques touches cuivrées lui donnent fière allure. Son revêtement noir n’est cependant pas conçu comme sur la plupart des autres enceintes Marshall.

Exit le revêtement caoutchouteux façon “tolex”, il n’y a ici qu’une simple couche de peinture mate. L’assemblage semble relativement robuste, même si le châssis sonne un peu “creux” lorsqu’on le tapote. Notez que le fabricant ne donne aucune information sur une résistance particulière à l’eau pour ce modèle, il faut donc le garder à distance des points d’eau et de l’humidité.

Aucune batterie n’est intégrée, contrairement à certains modèles que l’on trouve chez Bose, Ultimate Ears ou Sonos (Portable Home Speaker, Megablast, Move). Le branchement au secteur est nécessaire au fonctionnement. Une rapide configuration de l’Uxbridge Voice avec est nécessaire avant d’accéder à toutes les fonctionnalités proposées par Alexa.

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Il suffit de passer par l’application Marshall Voice dont la traduction en français laisse à désirer. L’enceinte donne de nombreuses indications sonores et vocales soignées en bon français cette fois pour se repérer ; un point fort appréciable, surtout pour les néophytes. Plusieurs leds sont aussi intégrées et clairement visibles sur la face avant de l’enceinte. Elles fournissent des indications sur le statut de l’enceinte et de l’assistant vocal intégré.

Test Marshall Uxbridge Voice (Alexa) : une enceinte sans fil qui a du style

Une fois la première configuration réalisée

, l’Uxbrige Voice s’utilise comme n’importe quelle enceinte sans fil connectée avec assistant vocal. Elle dispose des classiques contrôles des microphones, de l’assistant et du volume. On trouve en prime un bouton pour forcer l’appairage du Bluetooth, plus fiable qu’une activation par commande vocale, un autre bouton multifonction (pause/play/navigation entre les pistes, selon le nombre de pressions) et de quoi gérer le niveau des graves et des aigus. Contrairement à certaines de ses concurrentes, cette enceinte offre une belle liste de contrôles directement accessibles. Ces derniers sont d’ailleurs réactifs et donc agréables à utiliser.

Il n’y a en revanche pas grand-chose à se mettre sous la dent en matière de connectique. Seules des options de connexion en sans-fil (Wi-Fi et Bluetooth) sont proposées par l’Uxbridge Voice. Une entrée mini-jack n’aurait clairement pas été de trop, surtout si vous comptiez l’utiliser pour suivre une vidéo.

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En effet, la latence Bluetooth est ici excessivement élevée (480 ms environ sur notre mesure). Il est donc impossible de suivre une vidéo dans des conditions correctes, même en passant par des applications mobiles proposant une certaine compensation de la latence via ce mode de connexion (Netflix, Amazon Prime, YouTube…). La connexion sans fil a au moins le mérite d’être stable : nous n’avons remarqué absolument aucun problème à ce niveau au cours de nos quelques semaines de tests.

Les connexions Wi-Fi et Bluetooth peuvent coexister. Il est donc possible de diffuser n’importe quel contenu via Bluetooth tout en préservant la disponibilité de l’assistant vocal (si l’enceinte est bien configurée et connectée au réseau local, évidemment).

Multimédia

Les fonctions connectées de l’Uxbridge Voice en version Alexa reposent exclusivement sur celles offertes par l’AirPlay 2 et par Alexa. Les possibilités dans ce domaine sont donc limitées par rapport à la concurrence.

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L’Uxbridge Voice peut intégrer un groupe multiroom, lire directement des contenus via AirPlay 2 avec les appareils Apple compatibles et accéder aux services musicaux compatibles (TuneIn, Amazon Music, Deezer, Apple Music et Spotify) avec Alexa. Les services liés à Alexa sont accessibles via l’application du même nom sur mobile. Il est bien possible de relier un ou plusieurs comptes de streaming musical, en revanche, l’application Alexa n’a pas réussi à reconnaître l’Uxbridge Voice pour les fonctions multiroom au cours de nos multiples essais bien qu’elle soit affichée et accessible en solo.

Reconnaissance vocale

Le travail de reconnaissance vocale est assuré par deux micros situés sur la face supérieure de l’Uxbridge Voice.

Ces micros délivrent globalement de bonnes performances de captation pour la reconnaissance vocale. Le déclenchement de l’assistant vocal avec « Alexa » se fait très facilement. Nul besoin de se trouver à proximité de l’enceinte dans un environnement calme ou de parler particulièrement fort pour se faire entendre.

L’assistant comprend nos requêtes sans aucun problème dans la même pièce ou dans une pièce adjacente. C’est également le cas lorsque l’enceinte diffuse un contenu sonore. En fonction du volume d’écoute et des bruits ambiants dans la pièce, il suffit de se rapprocher ou de parler à voix haute pour déclencher et adresser ses requêtes à Alexa, tout comme on le fait lorsqu’on s’adresse à quelqu’un.

Test Marshall Uxbridge Voice (Alexa) : une enceinte sans fil qui a du style

Deux points agaçants que nous n’avions jamais rencontrés auparavant sur d’autres modèles intégrant l’assistant Alexa limitent néanmoins la note de cette enceinte dans cette partie. L’assistant vocal a en effet une fâcheuse tendance à se déclencher à tort et à travers, vraiment plus qu’à l’accoutumée. À raison d’une petite dizaine de fois par jour, l’assistant s’est déclenché sans raison apparente lorsqu’il y avait une conversation à proximité ou une série diffusée à la télévision (avec des mots pourtant très différents de « Alexa »). Il arrive aussi que l’assistant coupe « l’écoute » de nos requêtes juste après avoir été invoqué, nous obligeant à répéter la commande de réveil « Alexa » et notre précédente requête.

POINTS FORTS

  • Réponse en fréquence étendue, belle mise en avant des voix.
  • Très simple et agréable d’utilisation (indications nombreuses et variées, commandes exhaustives…).
  • Fabrication relativement soignée.

POINTS FAIBLES

  • Aspect “brouillon” et prédominance des basses fréquences.
  • Aucune connectique filaire, fonctions connectées limitées.
  • Déclenchements erratiques de l’assistant vocal, malgré une reconnaissance vocale de bonne qualité.

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